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Les découvertes scientifique récente sur le pqq

Le PQQ (pyrroloquinoline quinone) est une petite molécule aux propriétés antioxydantes découverte relativement récemment, dans les années 1960. Longtemps considéré comme une simple coenzyme bactérienne, le rôle crucial du PQQ pour de nombreux organismes vivants, y compris les mammifères, n’a été mis en évidence que très progressivement.

Depuis une vingtaine d’années, les sur le PQQ se sont intensifiées et ont révélé le potentiel de cette molécule dans divers domaines, notamment la longévité, la cognition, le métabolisme énergétique ou encore la croissance des plantes. Examinons plus en détail quelques-unes des découvertes récentes concernant cette molécule prometteuse.

Sommaire

Rôles biologiques du PQQ

Comme l’explique le site d’actualité Docteur Fitness : « Initialement identifié comme cofacteur enzymatique chez certaines bactéries, le PQQ est en réalité impliqué dans de nombreux processus biologiques fondamentaux » :

  • Activité antioxydante  : le PQQ est un puissant antioxydant, capable de neutraliser efficacement les radicaux libres. Son pouvoir antioxydant serait même supérieur à celui de la vitamine C ou de la coenzyme Q10.

  • Biogenèse mitochondriale  : des études récentes ont montré que le PQQ favorise la croissance de nouvelles mitochondries dans les cellules. Ce processus, appelé biogenèse mitochondriale, améliore le fonctionnement énergétique des cellules.

  • Neuroprotection  : par son action antioxydante et sa capacité à stimuler la croissance des mitochondries, le PQQ protège les cellules nerveuses contre les dommages liés au stress oxydatif.

  • Métabolisme énergétique  : en optimisant l’activité mitochondriale, le PQQ augmente la production d’ATP, la principale source d’énergie cellulaire.

  • Croissance des plantes  : le PQQ agit comme facteur de croissance pour de nombreuses plantes en stimulant leur développement.

Découverte du besoin nutritionnel en PQQ

Bien que largement répandu dans le monde vivant, le besoin physiologique des mammifères en PQQ n’a été mis en évidence que très récemment.

En 2010, des chercheurs ont montré qu’une carence alimentaire en PQQ chez des rats entraînait un ralentissement de la croissance, une altération des fonctions de reproduction et une diminution du nombre de mitochondries dans plusieurs tissus. Tous ces effets délétères étaient corrigés par un apport alimentaire adéquat en PQQ.

Ces résultats révèlent que le PQQ est un micronutriment essentiel dont la carence nutritionnelle peut avoir des conséquences physiologiques néfastes. Ils soutiennent l’hypothèse que le PQQ pourrait être considéré comme une nouvelle vitamine par certains scientifiques.

PQQ et fonction cognitive

L’un des effets les plus prometteurs du PQQ concerne l’amélioration des capacités cognitives. Plusieurs études, menées aussi bien chez l’animal que chez l’Homme, ont montré des effets bénéfiques du PQQ sur la mémoire et les fonctions exécutives.

Chez la souris, une supplementation en PQQ améliore les performances dans des tests comportementaux évaluant la mémoire spatiale et la mémoire de reconnaissance. Des effets similaires sont observés chez le rat âgé, avec une attenuation du déclin cognitif lié à l’âge.

Chez l’Homme, une étude clinique récente indique que 20 mg/jour de PQQ améliorent significativement les scores de mémoire et d’attention chez des adultes âgés après seulement 12 semaines de supplementation. Le PQQ pourrait donc représenter une stratégie nutritionnelle prometteuse pour préserver les capacités cognitives au cours du vieillissement.

PQQ et maladies neurodégénératives

Outre son intérêt dans le vieillissement normal, le PQQ fait également l’objet de recherches dans la prévention et le traitement de maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson.

Des études précliniques chez l’animal suggèrent que le PQQ pourrait ralentir la progression de ces pathologies en réduisant les lésions neuronales induites par le stress oxydatif et les dépôts de protéines anormales (plaques amyloïdes dans la maladie d’Alzheimer, α-synucléine dans la maladie de Parkinson).

Bien que prometteurs, ces résultats demandent à être confirmés chez l’Homme avant d’envisager une application thérapeutique du PQQ dans ces maladies neurodégénératives.

Production biotechnologique de PQQ

Initialement isolé à partir de bactéries, le PQQ peut désormais être produit plus efficacement par fermentation microbienne optimisée. Cette avancée ouvre la voie à des applications à grande échelle dans l’alimentation et la pharmacie.

En ajustant précisément les paramètres de culture (souche bactérienne, source de carbone, pH, oxygénation,…), des chercheurs sont parvenus récemment à augmenter considérablement les rendements de production de PQQ, avec des concentrations atteignant 1,5 g/L de milieu de culture.

Couplées à des stratégies d’amélioration génétique des souches productrices, ces innovations biotechnologiques permettent désormais d’envisager une production industrielle de PQQ pour répondre à la demande croissante pour cette molécule aux applications prometteuses.

Conclusion

En définitive, les recherches menées ces dernières années ont révélé le rôle clé du PQQ dans divers processus biologiques et mis en évidence ses effets bénéfiques potentiels dans des domaines comme la longévité, la cognition ou la santé mitochondriale.

Son intérêt dans la prévention et le traitement de certaines maladies neurodégénératives est également prometteur, mais demande encore à être validé chez l’Homme.

Les avancées dans la production biotechnologique de PQQ ouvrent par ailleurs la voie au développement d’applications à grande échelle dans les domaines de la nutrition et de la santé.

Nul doute que les prochaines années apporteront leur lot de découvertes passionnantes concernant les effets biologiques de cette molécule aux propriétés uniques.

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